Réduction des risques liés aux investissements dans la production d’ajouts cimentaires en Belgique.
La décarbonation du secteur de la construction passe inévitablement par une transformation en profondeur des matériaux utilisés. En Belgique, la disponibilité limitée de ressources naturelles et la forte dépendance au clinker posent des défis majeurs en matière de durabilité, de coûts et de sécurité d’approvisionnement. Pour réduire l’empreinte carbone des ouvrages en béton, le recours à des ajouts cimentaires alternatifs devient indispensable, à condition d’en maîtriser les performances et les risques.
C’est dans ce contexte que le projet De-Risk BE SCM intervient. Son objectif est de lever les freins technologiques, réglementaires et organisationnels à l’utilisation de nouveaux matériaux cimentaires. Le projet se concentre notamment sur la calcination de ressources secondaires argileuses, issues de terres excavées et de boues (sédiments) de dragage. Cette solution, moins énergivore que la production traditionnelle de clinker, permet de réduire significativement les émissions de CO₂ tout en valorisant des ressources encore peu exploitées. Les actions clés du projet comprennent :
- des tests à l’échelle laboratoire et à l’échelle pilote pour évaluer la sécurité, la qualité et la performance des matériaux,
- l’analyse du potentiel et de la variabilité des ressources disponibles en Belgique,
- le développement de stratégies de certification et de mise sur le marché,
- l’accompagnement des acteurs vers une adoption maîtrisée de ces solutions.
À terme, le projet De-Risk BE SCM contribue à sécuriser l’utilisation de matériaux cimentaires plus durables et à réduire l’impact environnemental de la construction. Le projet ouvre la voie à une industrialisation responsable de solutions bas carbone et renforce la résilience du secteur belge face aux défis climatiques et aux contraintes de ressources.

