Développement de systèmes de peinture durables qui réduisent les émissions de microplastiques tout en maintenant les performances et la durabilité des ouvrages.
La présence croissante de microplastiques dans l’environnement et dans la chaîne alimentaire pose un enjeu sanitaire et réglementaire majeur. Les peintures et revêtements jouent un rôle essentiel dans la protection et la durabilité des bâtiments. Pourtant, une partie importante des peintures appliquées finit par se dégrader et contribuer à la pollution par microplastiques, notamment lors de l’usure, de l’entretien ou de la démolition des ouvrages. En parallèle, les réglementations européennes encouragent le développement de produits plus durables, moins toxiques et à plus faible impact environnemental.
C’est dans ce contexte que s’inscrit le projet SACARA (« SAfe Curing of wAteR-based pAints or coAting »). Le projet vise à développer de nouveaux systèmes de durcissement non toxiques pour les peintures alkydes en phase aqueuse, afin de réduire les émissions de microplastiques tout au long du cycle de vie des revêtements.
Le projet étudie de nouvelles alternatives aux agents de durcissement traditionnels, souvent basés sur des composants métalliques toxiques comme le cobalt. Les recherches portent notamment sur :
- le développement de durcisseurs biosourcés et non toxiques,
- l’intégration de particules fonctionnalisées à base de chitine,
- l’analyse des mécanismes de durcissement et de vieillissement des peintures,
- l’évaluation des performances des revêtements sur différents supports, notamment le bois,
- l’étude de la formation de microplastiques et de la biodégradabilité des revêtements.
Les résultats de SACARA orientent la conception de peintures plus sûres ce qui influence directement le choix des systèmes de finition dans le bâtiment. Les entreprises disposent ainsi de données scientifiques pour adapter leurs gammes vers des solutions biobasées à faible émission de microplastiques, compatibles avec les exigences de performance sur bois et autres supports. Cette approche soutient l’évolution vers de coatings plus durables avec des impacts environnementaux plus faibles convenant mieux par au secteur de la construction mais aussi aux utilisateurs et aux autorités.


